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ROAD-TRIP en Islande #4 : Le sud-est et les fjords de l’est

27 octobre 2017




Les jours venteux filent trop vite en Islande… Reykjavik, le Cercle d’Or et les plages de sables noires sont déjà derrière nous.
C’est toujours vers l’est que nous continuons notre traversée du pays, cette fois à la conquête de nos premiers glaciers.



Le sud-est de l’Islande : De Kirkjubaejarklaustur à Svinafell


Ce matin à Kirkjubaejarklaustur, le jour est frais mais il ne pleut pas.
On retourne prendre notre petit-déjeuner au me spot qu’hier soir, sur la table en bois, près de Systrafoss. Emmitouflés, bercés par le bruit de l’eau, réchauffés par le thé du matin, heureux. Les courants d’air au réveil m’ont toujours fait du bien. 

Après une marche-arrière d’environ 6 kilomètres sur la route 1, direction la 206, un chemin de graviers au bout duquel se trouve le canyon Fjaðrargljufur, formé pendant l’ère glaciaire. On commence par descendre dans la gorge où l’eau est tellement transparente qu’on peut apercevoir les cailloux au fond.


Canyon Fjadrarglgljufur2

A cause de la rivière, il est préférable de longer les deux kilomètres du canyon sur les hauteurs. On rejoint alors le sentier tracé. Le sol est usé par les marcheurs à de nombreux endroits, l’herbe n’y pousse plus, des cordons de sécurité ont été installés mais les gens n’hésitent pas à les franchir… 


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J’ai l’impression d’explorer un endroit sacré, si beau qu’il me semble irréel, féerique.
La terre en colère a écarté les falaises, devenues tortueuses, étroites, déchiquetées.
Si on les repoussait l’une contre l’autre, peut être qu’elles s’emboiteraient parfaitement, malgré les milliers d’années écoulées ?
Les parois, recouvertes d’une mousse épaisse très verte contrastent avec la terre intensément noire et l’eau paisible bleue limpide.

 

Canyon Fjadrarglgljufur3

Au bout, une estrade en fer (rouillée et flippante) offre un point de vue. J’ai peur du vide, Quentin attrape ma main et avance avec moi, je laisse ma peur quelques mètres en arrière. Une belle cascade glisse sous nos pieds. On aperçoit un arbre, tout seul, caché dans la gorge, il a l’air fragile et chahuté par le vent mais il résiste.

 

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Le ciel abrite une multitude de flocons. Voilà les larmes des anges, disent les indiens au nord du Canada quand la neige tombe. Ici, il neige beaucoup et la tristesse du ciel est belle, elle est une couverture qui protège la terre du gel et illumine l’interminable hiver.
Jon kalman Stefànson






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Devant la Foss a Sidu, on prend notre déjeuner (de loin puisque l’accès a été fermé). A peine arrêtés et nos sandwichs prêts à être dévorés qu’un tas de voiture se garent derrière nous et brise le calme de notre repas. La foule me poursuit, je la fuis, elle me rattrape. Mon besoin de solitude râle. On pensait venir en mai pour éviter le tourisme fou et les prix exorbitants mais l’Islande est déjà prise d’assaut à cette période.

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Quasiment en face, de l’autre côté de la route, on passe au milieu des colonnes de basaltes à Dverghammrar. Selon les légendes, le peuple caché y vit. J’adore cette idée. Ici la magie nous entoure.

 

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En arrivant vers les glaciers, en l’espace de quelques kilomètres, tout devient complètement blanc, bleu et noir.
Fini les mousses, la verdure, la terre humide.
En forçant un peu sur nos yeux on arrive à distinguer le Vatnajökull, gigantesque et caché par une brume épaisse.
C’est comme un second voyage.





A Skaftafell, une tempête s’annonce et l’accès au parc national est très déconseillé. Au centre d’informations un tableau indique qu’une portion de la route 1 risque d’être fermée. On rebrousse chemin pour ne pas rester coincés. Je suis un peu frustrée de ne pas pouvoir explorer le parc réputé incroyable.
En vivant sur la route, la météo façonne notre quotidien, si changeante et capricieuse ici, elle nous oblige à nous retrancher souvent à l’intérieur. Quand 
je voyage, ma curiosité déborde, j’ai envie de tout voir, tout explorer, je m’inquiète même de louper des merveilles, celles dont j’ai rêvé pendant si longtemps avant de venir. Cette fois je m’efforce d’oublier le temps, de me laisser porter, d’accepter les imprévus, d’accueillir l’inattendu… 

 

 

L’étonnement et l’inattendu sont des forces physiques qui mettent l’air en mouvement et chargent la vie d’électricité.
Jón Kalman Stefánsson

 

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Comme le soir est encore loin, on file jusqu’au Svinafellsjökull.

C’est la première fois de ma vie que je vois une langue glacière, je m’imagine courir et glisser dessus, hurler dans le vent, ce vent terriblement fort, assourdissant. En pleine nature, j’ai 10 ans et demi pour toujours.
J’aimerais pouvoir toucher le bleu si intense que j’aperçois à l’intérieur des crevasses et la cendre noire emprisonnée par le froid qui a rendu la glace toute zébrée. 

 Cet endroit est tellement parfait qu’il me semble irréel.

 

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Svinafell, 6 kilomètres à l’est, petit village au pied des montagnes, on trouve deux lits en dortoir dans une cabane en bois, option duvet. La hutte est entourée de champs de moutons trop mignons, j’essaie de m’approcher des bébés agneaux apeurés et fuyants. Ils font des grands bonds dans tous les sens et je fonds devant autant de mignonnerie.


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La pluie a commencé et ne semble pas vouloir s’arrêter. On fonce dans la douche, j’attends l’eau chaude 5 bonnes minutes avant de m’avouer vaincu et de bondir sous le jet froid. On cuisine dans l’immense et gelée salle commune. Le mobilier a l’air d’un autre temps, kitsch et usé. Puisqu’on est seuls, je profite du vide, je chante, je danse, je me sens heureuse et légère, je savoure le fait d’avoir un abris encore ce soir. Je savoure de retrouver mon corps tellement crispé par mon quotidien parisien. Je savoure cette liberté.

Après notre repas la salle commence à se remplir d’autres voyageurs, je suis contente qu’on soit jusqu’ici en décalage des horaires des autres, ça nous permet d’avoir un peu de calme et beaucoup de moments rien qu’à nous deux. Ni l’un ni l’autre ne ressentons le besoin de nous mélanger aux autres gens pour l’instant. En vrais solitaires, notre cocon nous suffit.

 

Islande_Svinafell

Le soir arrive, la pluie ne s’est pas arrêtée, entre les gouttes, je coure jusqu’à la maisonnette en bois, je m’assoie devant la fenêtre, de là on voit les falaises et la cascade glisser. C’est reposant, il fait chaud, je bois ma camomille, j’écris dans mon journal, je lève les yeux toutes les deux minutes et je me sens tellement légère.
Quentin lit près de moi, la cabane finalement n’abritera que nous cette nuit.
Enroulés dans nos duvets, allongés dans nos lits une place, l’un en face de l’autre, on se sourit et on se dit combien on s’aime et combien on est heureux.

 









Le sud-est de l’Islande : De Svinafell à Djupivogur

 

La cabane est pleine d’humidité au petit matin, les fenêtres recouvertes de buée, j’ouvre les rideaux fleuris sur les moutons, le troupeau est dispersé mais les agneaux gambadent toujours derrière leurs mamans. Je suis heureuse de mettre le nez dehors, de respirer l’air frais. La nature à portée de mains chaque jour est une bénédiction.

Le rituel du matin achevé, le premier conducteur désigné et on prend la direction d’Hof. A travers la brume, on découvre son église en tourbe, magiquement belle. 

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Quelques kilomètres de plus avalés et Jökulsárlón, la fameuse lagune d’icebergs, s’offre à nous. Les couleurs y sont folles : du blanc, du noir et mille nuances de bleu… C’est si joli. Des phoques nagent et se cachent, discrets, leurs têtes sortent et disparaissent dans l’eau.

 

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Regarde le glacier,
il se dandine dans le bleu
comme un ours blanc qui traverse le monde.
Einar Már Guðmundsson



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Jokulsarlon_carte postale

Carte postale publiée par Solarfilma. Photo de Porhallur Birgisson.

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Les icebergs dérivent et sortent de la lagune par la rivière Jökulsá pour rejoindre l’océan, de l’autre côté de la route.
L’écume mousseuse et blanchâtre fond sur le sable noir. Des icebergs flottent dans l’océan à perte de vue. Le brouillard enveloppe l’horizon et puisque nous n’en voyons pas le bout, la plage semble sans fin.

 

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Les icebergs échoués sur la plage de Diamond Beach sont bousculés par les vagues qui ne parviennent pas à les emporter.


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Avec Quentin, on passe un moment à tout photographier, comme deux gosses fous qui jouent avec des cailloux de glace. Fascinant, cet endroit est plus paisible que la lagune envahie de touristes pressés de s’entasser dans les énormes bateaux amphibies.


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De nombreux icebergs ont déjà fondus, transparents comme des gros glaçons. Vue de près ils ont l’air d’avoir été grignotés par un drôle d’animal.


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Pendant des heures il n’y  a que nous deux, nos caresses, nos discussions interminables, nos fous rires,
la musique forte à s’en péter les oreilles.

Il n’y a que nous chantant si mal qu’on en hurle de rire, nous et les pistes gravillonneuses de l’Islande, nous et la pluie, nous et nos longs silences impressionnés, profondément heureux, reconnaissants d’exister là maintenant tout de suite ensemble.


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Islande_Sud

Avec Quentin, on se relait pour conduire. Certaines portions de route sont difficiles à parcourir pour moi. A flanc de montagnes, je suis craintive, je me concentre tellement que j’en ai des crampes partout.
L’Islande m’impressionne, si envoûtante et violente, tellement sauvage, presque terrifiante de grandeur.
Les montagnes au bord de la route tombent dans la mer et je nous imagine y glisser.
Je déborde d’émotions, mes yeux veulent tout voir, l’océan, les glaciers, la neige, les icebergs, les mousses, l’écume,
la lave séchée, les oiseaux majestueux,
la lourdeur du ciel qui s’éclaire parfois.
Les larmes souvent me viennent, je me sens tellement reconnaissante d’être ici.






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Les heures les plus précieuses de l’existence sont rarement bruyantes
Jón Kalman Stefánsson

 

Islande_sud40



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Tu es le temps
et la poésie de la poésie
t’apporte des nouvelles incertaines

Le temps n’existe qu’en toi
et tu es son écho.

Ton propre temps tu le relances
où que tu ailles ou n’ailles pas.

Les nuages portent ton message
et la mer le reflète.

La terre et la mer te gardent
dans leurs rêves
car le néant n’a jamais existé.

Tu es la sensibilité du vrai et du réel
et tu triomphes sur l’illusion que tu n’es rien
dans une mondialisation qui ne t’intéresse pas.

Tu es la culture les rêves et l’espoir.
Tout est en toi tu es tout.
Jón frá Pálmholti







Djupivogur_1

Djúpivogur est le premier village de pêcheur qu’on découvre . Je suis complètement émerveillée par cette bourgade.
Le soleil se montre enfin, le ciel est presque vide de nuages, les rares que l’on voit ont l’air d’être posés sur le bord des montagnes dont les cimes sont enneigées. Sur le port, les couleurs sont belles ce soir, les reflets des bateaux de pêche jaunes, rouges, blancs illuminent l’eau.

 

Djupivogur_4

A l’entrée de la piscine municipale, des étagères remplies de chaussures recouvrent les murs. Avec mes réflexes de parisienne je me demande s’ils se les font jamais voler et puis j’admire cette confiance incroyable, si simple.
Les jardins des maisons débordent d’objets décoratifs en tous genre.
Sur les hauteurs, des chants d’oiseaux se mélangent, cachés dans les herbes, ils me sont invisibles.


Djupivogur_2

Djupivogur_3

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On a trouvé un lit dans une petite auberge. De la cuisine, la vue donne sur le joli port. Une photo de l’endroit, datant de plusieurs années, est accrochée juste à côté de la fenêtre. La vie d’ici n’a pas l’air d’avoir tellement changé.


Djupivogur_5
Islande_Djupivogur_guesthouse

A l’heure du dîner, la bière islandaise est fruitée, elle me fait un peu tourner la tête. Autour de la gazinière, on fait la connaissance de deux français qui logent ici aussi. Serrés à quatre sur la micro table en formica la discussion s’envole, l’Islande, la route, les prix, les paysages, nos expériences…






Les fjords de l’est : De Djupivogur à Eidar



Il pleut déjà à 9 h du matin quand on se dirige vers les fjords de l’est.
Les routes deviennent rapidement de longs lacets interminables avec des virages en tête d’épingle horribles. Si proches du vide, c’est toujours une épreuve pour moi, je ne m’y habitue pas. Certaines portions ne sont pas goudronnées, creusées d’énormes nids de poules. Des sillons ont été formés par les nombreux passages, il faut veiller à ne pas en sortir.
La montagne a jeté ses pierres figées dans leur chute sur ses flancs. Parfois, il faut en contourner au milieu de la piste, prudemment je fais des écarts. 

 

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A Fáskrúðsfjörður, une odeur forte de poisson est transportée par le vent dans toute la ville. Les noms des rues sont écrits en français et en Islandais. C’est drôle de voir des mots dans notre langue perdus dans un petit coin d’Islande.
On boit un café à l’entrée de la ville. L’endroit sent la friture, les serveuses sont souriantes, on s’est assis près d’une fenêtre décorée de poules en faïences, la pluie tombe encore. 


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Toute la journée, on roule, on se laisse porter, on emprunte des pistes au bord des fjords, j’ai l’impression d’être isolée, coupée de tout le reste du monde, d’être introuvable, cachée de tous et j’adore cette sensation.
Les essuies glaces ne vont pas assez vite. En un rien de temps, les gouttes s’abattent sur le pare-brise, ruissellent et empêchent de distinguer la route. Cette pluie est infatigable, sans relâche elle trempe le paysage, si fort qu’elle va faire déborder l’océan.

A l’heure du pique-nique, pas de table, on prépare nos sandwichs dans la voiture, sur nos genoux, à l’abri. La frustration de ne pas pouvoir me promener et respirer me grignote mais je me satisfais des fjords, majestueux et impressionnants même dans la grisaille et de derrière la vitre.


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©The National and University Library of Iceland – nordicposter.is

Pour arriver à Neskaupstaður, on passe par un tunnel de la mort beaucoup trop flippant. Je l’aperçois quelques mètres en amont, un trou sombre dans la montagne, tout petit, qui ne grossit pas quand on s’en rapproche… Très étroit et bas : une seule voix avec des espaces aménagés sur notre côté pour laisser passer les autres véhicules. 630 m de longueur. Je suis contente que Quentin conduise, il est bien meilleur pilote que moi. Avec notre chance folle, au bout de quelques mètres un énorme camion avec des phares gigantesques, qui a l’air de déborder et de devoir pousser les parois pour passer, arrivent droit sur nous. Quentin manoeuvre, glisse la voiture dans un renfoncement.
Ces quelques minutes dans le tunnel trop sombre sont à la fois terriblement excitantes et horribles. 

Dans le village, on s’arrête à Nesbær Kaffihus et je tombe folle amoureuse de cet endroit trop chaleureux. Je regrette maintenant de ne pas avoir pris de photo. 

 

  






 

Je voulais absolument voir Seyðisfjörður, réputé être un des villages les plus beaux de l’est. En fin de journée, quand on y arrive, le temps s’est vraiment rafraîchit. Au fil de notre montée, sur la route 93, le thermomètre baisse. La neige devient de plus en plus épaisse, je n’ai jamais vu des plaques aussi hautes, là où elle a fondu, des lacs se sont formés. Le paysage devient blanc, brillant, aveuglant. Des flocons légers, instantanément fondus, s’écrasent sur le pare-brise. Le long de la route, au niveau de la cascade Gufufoss, on peut apercevoir le village, dans une cuvette, enclavé entre les montagnes, juste au bord de l’eau.

 

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La pluie s’est arrêtée quand on se gare, le froid est griffant mais après une journée enfermée dans la voiture, l’air gelé du fjord est agréable.
Dans son port, l’énorme ferry de Smyril Line attend de partir à côté des bateaux de pêches minuscules.
Entre les maisons on l’aperçoit, il a l’air plus grand que le village tout entier, prêt à dévorer la mer, à engloutir les vagues.


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Il neige. Une charpie de flocons emplit la voûte du ciel et s’amoncelle sur le monde. Le vent est doux, les congères immobiles ; la mer, calme en surface, avale la neige sans relâche. Mais l’agitation persiste en ses profondeurs après les tempêtes des derniers jours, une agitation qui complique la tâche aux navires pontés. Tout comme l’homme, l’océan possède une chair sous la peau et il lui faut du temps pour se remettre d’un assaut. Il est rarement possible de juger les choses à leur surface, qu’il s’agisse de la mer ou de l’être humain
Jon Kalman Stefànson

 

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Je découvre la fameuse église bleue claire qui s’ouvre sur une rue de pavés multicolores, les maisonnettes en bois plus belles les unes que les autres, rouges, jaunes, grises, bleues… Un arc en ciel de couleurs dans la grisaille lourde du ciel. J’ai envie de toute les photographier et d’explorer l’intérieur. Ma curiosité déborde toujours.

 

Islande_Seyðisfjörður1

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On remonte, en début de soirée, vers Eidar. Il devient de plus en plus difficile de trouver un hébergement, les prix sont affolants et le temps nous dissuade de planter la tente. Après avoir retourné l’internet, booking nous a sauvé. On dort dans une ancienne école réhabilitée en Guesthouse tenue par un couple charmant avec qui on discute de l’Islande, du calme d’ici, de la nature débordante.

L’endroit est immense, divisé en trois bâtiments. Dans le premier, inaccessible, une ancienne piscine est en rénovation. Le second rassemble la cuisine et le réfectoire. On dort dans le troisième, restauré.

A notre arrivée, nous sommes les seuls clients et avoir cet espace rien qu’à nous m’impressionne.

 

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A l’heure du repas, Quentin prépare le dîner dans la cuisine de l’école pendant que je me ballade dans les couloirs. J’ai l’impression d’être dans une maison de géant. C’est à la fois hyper drôle et bizarre. Ma curiosité me donne envie de mettre le nez derrière toutes les portes. J’invente des tas de scénarios de films d’horreurs avec des fantômes et je me fous la trouille toute seule, je sursaute à chaque grincement de porte.


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Pendant le repas, dans la grande salle à manger vide, on écoute la radio islandaise sur le vieux poste et j’aime bien entendre cette langue, les sonorités sont douces, étranges. L’islandais est fait pour la poésie et la chanson. Son alphabet si beau, ses lettres tordues imprononçables, son “d” étoilé, ses accentuations dansantes. Les mots écrits ne ressemblent pas aux mots prononcés, les “l” deviennent des « k ». Bercés par une voix inconnue, on savoure ce moment.

 

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Coucou on est contents.







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2 Comments

  • Mylia

    Tes photos sont juste sublimes ! Ca fait tellement longtemps que j’ai envie d’aller en Islande, j’espère vraiment pouvoir y aller l’année prochaine

    27 octobre 2017 at 9 h 24 min Reply
    • Margot

      Merci beaucoup pour ton petit mot qui me fait très plaisir. Les photos sont un mélange des miennes et de celles de mon amoureux (qui sera aussi très content du compliment). J’espère que tu pourras y aller, c’est un endroit tellement merveilleux 🙂
      Belle journée, à bientôt,
      Margot

      27 octobre 2017 at 9 h 29 min Reply

    Laissez une petite trace de votre visite :)

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