Coucou hibou

Je m’appelle Margot, j’ai 27 ans mais je crois que l’âge c’est pas vraiment une question de chiffres. Je crois qu’en âge en faites j’ai 1000 ans. 1000 ans de fous-rires, de pleurnicheries et de questionnements.

Sur le papier, je suis née en 1990 quand les minikeums existaient encore, quand on écoutait des boys bands avec un walkman. A l’époque où on n’avait pas tous internet ni de téléphone portable, quand on achetait 10 centimes un malabar, qu’on avait des appareils photos jetables l’été pour les vacances à la mer et qu’on savait pas encore qu’on bouffait des pesticides à la pelle. Je suis née en 1990 au printemps, un vendredi matin quand le jour se lève.

J’adore être un humain même si c’est compliqué 90 % du temps. Les émotions me fascinent alors j’écris sur les choses qui me donnent envie de hurler, de donner des coups de pieds à la vie, de m’enfuir discrètement par la porte de derrière sans jamais rien dire. J’écris aussi sur les choses qui me rendent contente, qui me bouleversent complètement et qui me foutent des crampes à force de rire, celles qui me donnent envie de danser dans la rue, de prendre des inconnus dans mes bras pour leur dire que je les trouve jolis, celles qui me font chanter fort et faux sous la douche, celles qui me font me marrer toute seule et puis me dire « merde on va me prendre pour une dingo de me taper une tranche dans mon coin comme ça… ». J’écris sur mes envies, mes frustrations, mes peines, mes angoisses, mes horreurs, mes vibrations. J’écris sur mes émotions, sur mes vagues et mes tempêtes.

J’écris pour moi, entre deux sanglots, quand je peux plus sortir de mon lit à cause de mon chagrin, quand je suis tremblante de rage, quand j’ai mal partout, quand plus rien n’a de sens, quand je suis heureuse, quand je savoure chaque seconde, quand je me dis « bordel ce que c’est bon d’être un humain ».
J’écris parce que j’ai la fureur de vivre, envers et contre tout.
La fureur de tout comprendre, de me guérir, de me souvenir, d’être encore plus vivante, d’exister entièrement. J’écris sans aucune prétention, je balance les mots comme ils viennent, parce que j’ai besoin de dénouer mes émotions, de démêler mes noeuds, de partager avec tous les autres humains. 

Je lis beaucoup les histoires des autres alors j’ai envie de partager les miennes, pour que tous ensemble, on arrache nos chagrins, qu’on embarque dans le même navire, celui de la joie, celui où on célèbre la vie, où on s’aime avec nos plus belles imperfections.

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